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Corde et assurage en haute montagne

Corde et assurage en haute montagne

   Dans l’alpinisme moderne, la corde garde toujours son caractère symbolique : de camaraderie, de solidarité, mais l’article  "Les courses en montagnes sont-elles dangereuses " (LMA 2/1964) semble bousculer quelque peu notre vieille croyance quant à la sécurité qu’elle peut apporter en matière d’accident collectif. S’il est vrai que les innovations, tant dans le domaine des techniques d’escalade et d’assurage que dans celui du matériel, sont intervenues avant tout pour répondre aux besoins de l’alpinisme extrême " - c’est le cas d’assurage de relais en relais – il est vrai aussi de dire que dans le terrain dit facile, ou relativement facile, la sécurité repose avant tout sur la connaissance et la juste estimation du risque.
   La marche simultanée d’alpinistes attachés à la même corde demande une vigilance extrême, une intervention immédiate en cas de  "glissade " de l’un des membres de la cordée. La marche à corde tendue sera alors un des éléments de sécurité. Mais en est-il toujours ainsi lorsque la course n’est pas d’une grande technicité, relativement longue, ou tout simplement surestimée par rapport aux possibilités des personnes.
   Accorder trop de crédit au pouvoir d’un encordement est dangereux voire suicidaire.
   Que dire du s’il y a une corde, je passerai bien !
   Ce n’est pas la corde qui transforme le touriste en alpiniste mais la juste utilisation de celle-ci comme un outil et cela au même titre que les autres matériels.

   A ce niveau, je crois que la sécurité sera alors du savoir à l’utiliser ou dans certains cas à renoncer à son utilisation. Mais cela suppose en amont une solide formation, une parfaite autonomie et une grande humilité.
   L’alpinisme est devenu un sport de masse et sa pratique souvent grégaire a perdu le goût de l’aventure (au bon sens du terme) et de l’autonomie. A partir de cet état de fait, il n’est pas rare de rencontrer des  "chenilles processionnaires ", - au  "code barre " encore scotché sur le matériel – et à la croyance bien établie en la corde salvatrice !
  Ce mythe est à détruire. Et comme le suggère l’auteur dans son article en guise de conclusion : "Toute pratique sérieuse exige une bonne formation de base ", il appartient dès lors aux médias, aux clubs et fédérations, d’informer ou de former les futurs ascensionnistes dans le respect des règles du milieu montagnard et de l’éthique de l’alpinisme.

Pierre Vidailhet 28 juin 1994

 

 

Un DANGER : L'encordement inachevé

Ce piège est une cause d’accident mortel, même pour les professionnels : guides et moniteurs d’escalade.

Comment cela peut-il avoir lieu ? Le grimpeur commence son nœud d’encordement, puis, l’interrompt du fait d’une sollicitation extérieure, par exemple quelqu’un lui tendant une dégaine, un biscuit etc.… ou lui demandant aide ou conseil. Le grimpeur oubliant de terminer son encordement, commence à grimper et chute sur un point de repos, ou le plus souvent au moment où il commence à se faire redescendre en moulinette.

Une variante à cette situation est le cas du décordement non terminé, au retour au sol, suivi de la décision de remonter en omettant de refaire le nœud entièrement.

PREVENTION : Un encordement commencé doit être impérativement et immédiatement achevé.

On vérifie son nœud d’encordement et celui de ses compagnons de cordée avant de commencer à grimper

 

Remy PILET

 

 

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